Est-ce que le Mouvement Libdemo est un nouveau parti politique ?

 

Non. Nous militions pour une coopération, au niveau des orientations politiques, entre les partis libéral, néo-démocrate et vert. Nous voulons exposer les avantages d’un grand parti progressiste durable, créé par l’unification de ces trois partis fédéraux. Cette proposition a été largement discutée et a déjà été appuyée par des personnalités politiques de premier plan.

 

Pourquoi incluez-vous le Parti vert dans cette unification ?

 

Les discussions sur l’unification des forces progressistes concernent habituellement les partis néo-démocrate et libéral seulement. Le Mouvement Libdemo est particulièrement motivé par l’environnement; alors nous croyons que le Parti vert devrait prendre part à l’unification, de sorte à ce que les dossiers écologiques soient prioritaires.

 

Et pourquoi pas le Bloc québécois, qui est progressiste et a reçu 54% plus de votes que le Parti vert à l’élection canadienne de mai 2011, soit 6%, contre 3,9% ?

 

Étant fédéraliste, le Mouvement Libdemo préfère un Canada uni. Un parti national ne peut pas comporter une aile indépendantiste. Nous souhaitons un meilleur Canada, plus généreux, et non pas sa dislocation.

 

Quel parti préférez-vous, en vertu de son programme ?

 

Comme mouvement, nous n’avons pas de préférence pour un parti, ni d’affiliation. Nous apprécions et respectons les trois partis. Nous préconisons de souligner les positions similaires qui pourraient les amener à s’unir, plutôt que de s’attarder sur leurs différences.  Nous croyons que leurs points communs dépassent de beaucoup leurs désaccords. N’ayant pas de position officielle sur les différents sujets politiques, le Mouvement Libdemo préfère mettre en relief les points majeurs et communs des trois partis.

 

Quel sera le nom du nouveau parti et qui en sera le chef ?

 

Ce sera bien sûr aux trois partis impliqués de décider de cela. Puisque nous travaillons à ce projet depuis plus d’un an, nous avons des idées à ce sujet, mais préférons les exposer d’abord aux trois partis, sur demande de leur part. Nous avons quelques suggestions tirées des meilleurs éléments de chaque parti. N’étant liés à aucun des trois partis, en plus d’être proches des électeurs ordinaires, nous avons un recul qui pourrait être profitable.

 

Quelle est votre idéologie ?

 

Nous sommes un mouvement progressiste. Bien que certaines factions de chacun des trois partis peuvent sembler de droite ou de gauche, nous croyons qu’il peut y avoir un terrain d’entente entre les trois partis, comme il y en a un à l’intérieur des partis. Nous croyons que le progressisme est une philosophie de bonne gestion, et non pas une idéologie politique.

 

Qu’entendez-vous par « progressiste » ?

 

En général, les partis progressistes se situent près du centre-gauche dans le spectre politique. Les progressistes croient à l'utilisation des sciences sociales et de la nature pour mettre en place des politiques publiques et économiques, efficaces et avant-gardistes, basées sur la recherche; ils comprennent le rôle de l'entreprise privée et de la justice sociale dans une société saine. Une politique progressiste est pragmatique en soit, elle peut évoluer en fonction des changements sociaux, économiques et scientifiques.

 

Êtes-vous un groupe environnemental ?

 

La sauvegarde de l’environnement est prioritaire à nos yeux. Nous croyons que les politiques environnementales du gouvernement conservateur ne sont pas seulement régressives, elles sont dangereuses. Nous souhaitons que des mesures écologiques efficaces et durables soient prises, basées sur la recherche scientifique et les preuves, et non pas sur l’idéologie.

 

Que pensez-vous de la représentation proportionnelle ?

 

Nous ne sommes pas convaincus que la représentation proportionnelle soit une solution adéquate et durable, car elle vise seulement le système électoral et n’amènerait pas nécessairement une vraie coopération entre les partis politiques. Elle ne vise pas le gouvernement Harper actuel, ni ses politiques. La représentation proportionnelle pourrait mener à un gouvernement de coalition instable, qui ne serait pas à l’abri des querelles partisanes. Nous préconisons plutôt un gouvernement efficace, coopératif, pragmatique et stable, apte à implanter des politiques progressistes; la meilleure manière d’y parvenir est l’unification durable des partis du centre-gauche.

 

Quelle est votre position sur la réforme du Sénat, ou sur son abolition ?

 

Nous n’avons pas de position sur la réforme ou l’abolition du Sénat. Cela pourrait être discuté lors des négociations d’unification entre les partis, car on sait que les libéraux et les néo-démocrates ont des vues opposées à ce sujet.

 

Quelle sorte d’organisation est Libdemo ?

 

Le Mouvement Libdemo est une association sans but lucratif, inscrite à Industrie Canada en août 2013. Nos démarches de fondation ont toutefois démarré à l’automne 2012. Nous avons un conseil d’administration, incluant le président Patrick Richard, les vice-présidents Éric Gendron et Alexandre Duquette, le trésorier Denis Côté et le secrétaire Kevin Gagné. L’âge moyen du conseil d’administration fondateur est de 26 ans.

 

Qui travaille là-bas ?

 

Nous disposons d’un personnel rémunéré, restreint à plein temps, qui œuvre à la planification de nos projets, fait des recherches sur l’unification, éveille l’attention du public, maintient notre présence sur les réseaux sociaux, répond aux demandes des médias, entretient et améliore notre site web, et autres travaux du même genre. Nous comptons aussi sur du personnel à temps partiel pour des recherches occasionnelles et du travail de bureau.

 

Où sont vos bureaux ?

 

Nous sommes situés dans le centre-est de Montréal, près du Métro Papineau, tout près des grands médias nationaux (sur rendez-vous SVP, à info@libdemo.ca). Bilingue, notre équipe complète bien les autres organismes canadiens troublés par la division du vote progressiste, lesquels sont presque tous situés en Ontario. Nous travaillons tout près des circonscriptions des chefs Thomas Mulcair (Outremont) et Justin Trudeau (Papineau). Et Ottawa n’est qu’à 200 km !

 

Comment êtes-vous financés présentement ?

 

Notre démarrage est financé par un modeste prêt de la part d’un de nos bénévoles qui souhaite une plus grande implication des jeunes dans la vie civique. Nous comptons sur les dons du public et d’associations pour couvrir nos dépenses d’opération et notre expansion.

 

Si le Mouvement Libdemo ferme, qu’arrivera-t-il de ses fonds restants ?

 

En cas de dissolution, nos fonds restants seront remis à un ou plusieurs musées ou organismes rendant hommage aux bâtisseurs du Canada, notamment ses anciens premiers ministres et gouverneurs généraux.

 

(février 2014)

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